SANS OÙ NI QUAND
Je suis celui privé de temps
dans un espace qui ne m’appartient pas
Je suis un
passant-par-où
dans un où
qui ne m’appartient pas
Par où passai-je
pour que le quand
se fût perdu dans le où ?
Qu’il est vain de chercher le quand
dans un où
qui ne m’appartient pas
Qu’il est éloigné ce dieu auquel j’appartiens
Quelle terreur dans les trompettes de ce dieu qui ne m’appartient pas
Comme un poing chargé de cendre,
le poids de la dépendance m’assassine
Car,
à chaque instant,
j’inspire un air qui ne m’appartient pas
Quelqu’un au fin fond de moi
m’appelle à chaque instant
D’une voix qui est en moi,
mais qui ne m’appartient pas.
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Mohammad Djalali (M. Sahar)
Traduit du persan par l’auteur, Éric Meyleuc et Pedro Vianna
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Version persane:
http://msahar.blogspot.com/2006/12/blog-post_22.html
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