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D’un sommeil de centaines de siècles ils sont venus
Ce sont les Sept Dormants
du fond de leur grotte ils sont venus
Ensevelis sous les siècles, dans les oubliettes de l’histoire
ils étaient cachés ; ils en sont venus
Ils sont la résurrection des ossements
qui gisaient dans les recoins sombres et aveugles
Du vieux cimetière des temps ils sont venus
Ils sont la pierre et la boue méprisables de Sodome détruite ;
ressuscités, du plus profond des décombres ils sont venus
Au moment du Déluge, ils furent chassés de l’arche de Noé
Aujourd’hui, comme créanciers du Timonier ils sont venus
C’est de la fausse monnaie de Decius,
l’argent qu’ils ont dans les mains
C’est pour acheter l’héritage de l’Homme qu’ils sont venus
Ils sont des broussailles, des chardons stériles
C’est en flairant ici les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux qu’ils sont venus
Flanqués des accapareurs de bois de chauffe,
allumeurs de l’enfer,
Pour empêcher la vie de pousser,
la hache à la main,
dans la forêt ils sont venus
Contre toute source d’où jaillit un symbole de gaieté et d’amour
Telle une flamme, c’est en pyromanes de l’être qu’ils sont venus
Sur leurs lèvres le nom de Dieu est le message de la mort
Avec la potence et les commandements de l’omnipotence
ils sont venus
Ils sont abusés par l’ogre de l’Anti-Iran,
et c’est pour cela que,
bien qu’Iraniens,
en Mongols ils sont venus
Puisque déterminisme et dogmatisme les emprisonnent
Ils sont dépourvus de volonté,
même si c’est en prétendant jouir du libre-arbitre qu’ils sont venus
Ils sont soldats féroces de l’ignorance et de la tyrannie
C’est pour combattre la raison et la liberté qu’ils sont venus
Face à eux, rameau d’olivier au bec,
des cohortes de colombes amoureuses sont venues
Elles sont le chant de lumière qui s’élève sur les sommets du monde
C’est pour nier les fondements mêmes des ténèbres
qu’elles sont venues
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Mohammad Djalali (M. Sahar)
Traduit du persan par l’auteur, Éric Meyleuc et Pedro Vianna
Version persane:
http://msahar.blogspot.com/2006/12/blog-post_09.html
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